L’architecture institutionnelle qui gouverne l’action climatique au Sénégal est à la croisée des
chemins. La mise en œuvre de la SND 2025–2029 et la réforme de la décentralisation posent avec
acuité une question longtemps éludée : les collectivités territoriales disposent-elles réellement des
leviers institutionnels, financiers et techniques pour piloter une planification sensible au climat ?
La réponse, aujourd’hui, est non, non par manque de volonté politique, mais en raison d’une
architecture héritée qui centralise les décisions, fragmente les responsabilités et prive les territoires
des ressources nécessaires à l’action. Les collectivités sont convoquées comme espaces d’exécution là
où elles devraient être positionnées comme centres de décision stratégique