Restaurer les terres, sécuriser les droits : le consortium CRS au coeur de la dynamique de reverdissement au Sahel

22 avril 2026

Face à la dégradation des terres et aux effets du changement climatique, la restauration des écosystèmes sahéliens exige une coordination renforcée entre les acteurs et les initiatives. C’est dans cet esprit que le consortium CRS Sénégal, représenté par IED Afrique et l’ISRA-CNRF, a pris part à deux grands rendez-vous régionaux organisés à Ouagadougou au cours du mois d’avril 2026, dans le cadre de la dynamique Les Communautés Reverdissent le Sahel. Ces rencontres ont offert un cadre stratégique pour faire le point sur les avancées, aligner les priorités et renforcer la complémentarité entre les différents projets portés par le consortium.

Atelier d’apprentissage et de lancement du projet REDAA ( Du 6 au 8 Avril 2026)

Du 6 au 8 avril, la délégation sénégalaise a participé à la réunion annuelle du projet REDAA, aux côtés des partenaires du Niger, du Burkina Faso et du Royaume-Uni (IIED). Les échanges ont porté sur le lien fondamental entre sécurisation foncière et restauration des terres. L’équipe a partagé les avancées en matière de gouvernance foncière et de pratiques agroécologiques, tout en soulignant un constat transversal : l’inclusion des femmes et des jeunes constitue une condition essentielle à la durabilité de toute initiative de régénération naturelle assistée (RNA).

Programmes DOB Ecology et RVO-ARFSA : aligner les priorités et relancer la dynamique (10 – 11 avril 2025)

Les 10 et 11 avril, les travaux se sont poursuivis autour des programmes DOB Ecology et RVO-ARFSA. La délégation sénégalaise a contribué activement aux discussions visant à :

  • faire le point sur les avancées des initiatives de reverdissement ;
  • aligner les priorités stratégiques entre les partenaires ;
  • accompagner la phase de transition du programme CRS et valoriser les résultats de son évaluation d’impact ;
  • relancer le projet ARFSA, confronté à des contraintes opérationnelles, avec des orientations claires et partagées ;
  • renforcer la cohérence et la complémentarité entre CRS, ARFSA et REDAA.

Une complémentarité au cœur de la démarche

La complémentarité entre les projets a été le fil rouge de cette double participation. Là où REDAA met l’accent sur la recherche-action et le plaidoyer pour la sécurisation des droits fonciers, CRS et ARFSA apportent une réponse opérationnelle à travers la formation des comités villageois, la mise en œuvre de la RNA et le développement de chaînes de valeur locales. Le projet ARFSA, financé par RVO, a quant à lui permis de tester des mécanismes innovants de financement renouvelable pour les groupements féminins, en synergie avec les activités de restauration écologique.

La présence conjointe d’IED Afrique et de l’ISRA-CNRF a garanti une articulation solide entre la recherche scientifique, la capitalisation des bonnes pratiques et l’animation territoriale.

Au-delà des thématiques de fond, ces ateliers ont également permis de renforcer les capacités des équipes sur la gestion financière, le suivi-évaluation et le plaidoyer politique, mais également de définir des indicateurs communs pour mesurer l’impact des trois initiatives.

Vers des effets multiplicateurs

La participation du consortium sénégalais à Ouagadougou a démontré que des projets distincts, portés par une même vision et des partenaires complémentaires, produisent des effets multiplicateurs. La restauration des terres ne peut avancer sans la sécurisation foncière, et celle-ci ne peut être durable sans des chaînes de valeur inclusives et une gouvernance locale renforcée. C’est cette convergence que la délégation sénégalaise a incarnée et promue tout au long des travaux.